Notre couvent

Le couvent possède sa propre âme

Aujourd’hui vendu en viager à la municipalité par Charles Malabat, le couvent dévoile ses secrets d’histoire, ses origines médiévales, son passé religieux.
Capture d’écran 2013-03-15 à 11.54.49On ne s’en douterait pas en s’attardant, ne serait-ce que quelques instants, devant la coquette façade de ce que l’on appelle communément le couvent. A première vue, aucun rapport entre cette dite façade et l’ampleur d’un site religieux. Et pourtant !.. Une fois la porte d’entrée franchie, c’est tout un univers que l’on découvre, des senteurs d’un autre âge, des murs peuplés de témoignages historiques, des objets de culte sur des meubles rares
mais aussi, à l’extérieur, un cimetière des cagots, un oratoire dédié à la Vierge au fond du vaste jardin, les vestiges d’un atelier de tissage. Un autre monde protégé des aléas du temps, même si l’âge d’or n’est plus. Une véritable découverte entre la rue principale et la bibliothèque qui était, autrefois, partie intégrante du couvent.
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Ancienne abbaye laïque

Capture d’écran 2013-03-15 à 11.54.55Pour bien comprendre l’origine de cette bâtisse, c’est au XIVème siècle qu’il faut remonter. A cette époque, on ne parlait pas de couvent mais d’abbaye laïque, édifice construit à proximité des églises et propriété du clergé. C’est donc en 1385, date à laquelle Gaston Fébus organise un vaste inventaire de ses fiefs, que l’on retrouve les 1ères traces de ce qui deviendra le fameux couvent. Celle de Saubanhoo (Sauvagnon) était reçu aux Etats du Béarn, preuve déjà d’une certaine renommée. Ensuite, des textes y font allusion, lors de sa vente vers 1500, de même qu’en 1608 lorsqu’elle passe dans le giron du marquis de Lons, la dernière trace écrite remontant à 1786. Entre 1700 et 1830, les ventes de ce bien en l’état se sont succédées. La dernière famille possédante avait quelque peu modifié le lieu. C’est donc en 1830 que tout bascule. Une certaine Mlle Heuga, fille de cultivateurs aisés de Sauvagnon décide d’acheter avec Marguerite Marie Guichot, nièce du curé de la commune Lubin Blez, l’abbaye laïque. Il se trouve que la 2ème se destinait à la religion et avait l’intention de fonder une petite institution.

Parc Lechaud 049

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