1965. Quelques copains de Sauvagnon, élevés au soleil de l’ovalie, se retrouvent parfois dans un près voisin, histoire de pousser le ballon en s’amusant. Ils jouent alors sous les couleurs de Morlaàs, Garlin, Thèze, Sévignacq ou même à la Section. Mais certains tels Lucien Peyroulet, valeureux troisième ligne de Morlaàs, son frère Gérard, troisième ligne lui-aussi dans la réserve de l’AM, Edmond Laborde, les Loustalet, Galabert, Sansarricq, ou encore Honoré Trubesset, -plus chauvins que d’autres peut-être ?-, ont envie de défendre « leurs » couleurs. Le Réveil venait de naître…
A défaut de bonne fée ou de parrain richissime, le benjamin du Comité du Béarn fait sa première saison en quatrième série de championnat du Béarn, avec les moyens du bord et beaucoup d’enthousiasme: un bout de terrain loué au cafetier M. Bouhil, de simples poteaux de bois, des vestiaires rudimentaires réalisés par les entreprises de la commune (une journée de travail offerte !), et l’eau chaude de la douche apportée avec beaucoup de bonne volonté par le dévoué président de l’équipe, Honoré Trubesset. Quant aux couleurs du club, l’orange et le noir, « cela limitait les frais de maillots » rappelle en souriant le président actuel Jean-Michel Laborde.
L’équipe ? Dès la première année, vingt-huit licenciés seniors déjà aguerris, et dix jeunes entraînés par Marc, Pierre et Roger Chicoulat, trois frangins et superbes athlètes ! Tous adeptes et pratiquants de longue date. Tous unis par une même envie de gagne… André Baucor, enseignant à Sauvagnon, par ailleurs ancien du CASG, assumera les fonctions d’entraîneur.
Cet enthousiasme ne pouvait que convaincre la municipalité de l’époque, largement engagée derrière le nouveau club. Et pour cause ! Le maire Jean Peyroulet ne pouvait refuser son soutien à ses deus fils, ni à son premier adjoint et… premier président du Réveil : Honoré Trubesset.
Une aussi belle histoire se devait de bien continuer. Avec tout d’abord un titre de champion de la quatrième série dès l’année suivante. Puis l’accession à l ‘Honneur quelques saisons plus tard. Les moyens suivront, avec un nouveau stade offert par la municipalité en 1970. Enfin, en 1973, les excellentes relations avec les clubs voisins de Serres-Castets et de Montardon, et la confiance réciproque, permettront la création de l’AS Pont-Long. Un mariage de raison qui n’enlève rien, aujourd’hui encore, aux liens avec Sauvagnon.
Et le Réveil ? Après quatre années de « sommeil », il repartira de plus belle grâce à l’enthousiasme sans faille d’Honoré Trubesset. Ce sera d’abord une section de cyclotourisme. Puis une de gymnastique. Bientôt une de volley… Elles sont aujourd’hui vingt-six –excusez du peu ! La dernière née : le badminton, a tout juste quelques mois. « Et nous sommes ouverts à toute nouvelle idée » prévient le président Jean-Michel Laborde. Qui ose prétendre que Sauvagnon s’endort sur ses lauriers ?
Une des premières équipes du Réveil Sauvagnonnais rugby
en haut : C. MALABAT, G. PEYROULET, L PEYROULET, E. LABORDE, A. LAMAYSOUETTE, A. TABAILLE, A. HUSTET, C. LOUSTALET, M. LARRECHE, M. LABORDE, LAHOURCADE, E. L'ENFANT-LAFFITTE
en bas : LABADIE, J. GALABERT, R. PLOURABOUE, J. SANTIN, R. CLOS, A. LARROUQUET, L. MICHEL